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KHANA, une organisation nationale de santé publique au Cambodge, a mené une série d’entretiens approfondis et de groupes de discussion pour mieux comprendre les préoccupations des travailleurs et comment ils pourraient bénéficier d’une ligne directe.

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Quelqu'un à leur écoute: Développer un service d’assistance pour les travailleuses du divertissement au Cambodge

Les travailleuses du divertissement au Cambodge ont été confrontées à de graves défis pendant le confinement en raison de la pandémie. Le travail s’est tari et, en désespoir de cause, beaucoup ont travaillé secrètement dans des établissements de divertissement malgré les mandats du gouvernement. En conséquence, ils ont été confrontés à un harcèlement accru de la part des clients et de la police.

Les soucis quotidiens les ont rendus plus anxieux et certains ont même développé des pensées suicidaires. Mais KHANA, une organisation nationale de santé publique au Cambodge, a mené le mois dernier une série d’entretiens approfondis et de groupes de discussion pour mieux comprendre les préoccupations des travailleurs et comment ils pourraient bénéficier d’une ligne directe.

L’initiative, dans le cadre du projet financé par SVRI, faisait suite aux discussions avec les travailleurs que KHANA avait eu l’année dernière – avant la pandémie – pour explorer le soutien dont ils avaient besoin en raison de la violence sexiste. Si certaines recherchaient un soutien juridique et médical, la plupart souhaitaient un soutien émotionnel – quelqu’un qui serait à leur écoute.

Bien que l’idée d’une hotline ait émergé l’année dernière, les discussions ont repris en raison de l’urgence due au COVID-19. KHANA est actuellement en train de mettre en œuvre un service d’assistance 24 heures sur 24 avec des options de chat et vive voix qui sera gérée par des agents de proximité hautement qualifiés. Ces agents de proximité suivront une formation intensive de cinq jours dont une simulation sur l’utilisation de l’intervention en cas de crise. Ils seront également formés à l’éducation sanitaire et capables d’apporter un soutien émotionnel.  Ils sauront identifier et réagir aux signaux d’alarme tels que des idées suicidaires et orienteront les survivantes vers des services spécifiques à la nature et au moment de leur expérience de victime de la violence sexiste.

Dans le cadre des efforts de développement de la hotline, KHANA a montré aux participantes la bande dessinée d’une jeune femme utilisant une conversation spécifique après avoir subie des violences émotionnelles et verbales (voir ci-dessous). Nous leur avons également fourni la transcription audio simulée d’un appel entre une jeune femme et un agent du service d’assistance. Ces techniques ont permis de diriger la conversation sur ce service et ce qu’il pourrait leur apporter.

Au cours de nos conversations, les travailleuses du divertissement ont parlé de leurs espoirs et de leurs défis, ce qui nous aidera à mieux informer nos réponses afin que nous puissions répondre à leurs besoins.

Impact de la Covid-19

Tout d’abord, de nombreuses travailleuses du divertissement ont été durement touchées par la pandémie. Bien que notre recherche ne soit pas centrée sur ce point, ce fut une partie incontournable de nos conversations. Les travailleuses du divertissement ont vu leur salaire diminuer en raison de la fermeture des lieux de divertissement et beaucoup d’entre elles ont dû avoir recours au travail sexuel direct via leurs réseaux voire dans la rue pour compenser leur manque de revenus. Certaines ont reçu un soutien financier de leur famille, alors qu’il s’agit normalement du contraire. Tous ces défis, y compris le fait de travailler secrètement contre les mandats du gouvernement, exercent une immense pression psychologique sur eux.

Résilience face à l’adversité

Les travailleuses du divertissement ont discuté comment ils ont fait face aux défis. Elles ont discuté de leurs stratégies d’adaptation saines (s’appuyer sur des amis, méditer) et malsaines (l’alcool) pour les aider à traverser des moments difficiles. Elles ont déclaré avoir demandé et reçu un soutien émotionnel de la part d’amis, de la famille et de leurs pairs. Certaines se sont tournées vers les services d’organisations communautaires locales. En raison de ces facteurs de stress aigus, certaines ont signalé des niveaux d’anxiété élevés et des pensées suicidaires.

Certaines travaillaient secrètement dans les établissements de divertissement qui étaient ouverts malgré l’interdiction gouvernementale. Certaines de ces travailleuses du divertissement ont confié avoir été témoins d’incidents de violence basée sur le sexe ou avoir été elles-mêmes victimes de cette violence de la part de clients et de harcèlement par la police pendant le confinement. En raison de ces facteurs de stress aigus, certaines ont signalé des niveaux d’anxiété élevés et des pensées suicidaires.

Résilience face à l’adversité

Les travailleuses du divertissement ont discuté comment ils ont fait face aux défis. Elles ont discuté de leurs stratégies d’adaptation saines (s’appuyer sur des amis, méditer) et malsaines (l’alcool) pour les aider à traverser des moments difficiles. Elles ont déclaré avoir demandé et reçu un soutien émotionnel de la part d’amis, de la famille et de leurs pairs. Certaines se sont tournées vers les services d’organisations communautaires locales.

Des paroles d’espoir

Finalement, lorsqu’on leur a présenté l’idée d’un service de soutien émotionnel directe, les travailleuses du divertissement ont indiqué qu’elles aimeraient pouvoir appeler un/e ami/e anonyme, digne de confiance et sans jugement. Cet/te personne pourrait les consoler, leur apporter des encouragements et des solutions pratiques, des conseils de carrière et utiliser des paroles gentilles pour améliorer leur humeur et les aider à se sentir en sécurité. Elles souhaitent également des références appropriées, tels qu’une assistance immédiate en cas de violence basée sur le sexe ou encore des soins médicaux en cas de symptômes.

Notre prochaine étape consistera à prendre ces réponses en considération et à les utiliser comme base au développement des aspects techniques du service d’assistance et de la formation de notre personnel.  Cette ligne directe sera un portail pour le soutien émotionnel ainsi que des références pour des services de soutien en matière de santé et de violence sexiste.

Par Carinne Brody et Siyan Yi

Biographie des auteurs:

Carinne Brody, docteur en médecine et titulaire d’un doctorat, est professeure associée à la Touro University en Californie et membre de l’équipe de recherche KHANA. Depuis huit ans, elle se concentre sur l’amélioration de l’accès aux soins de santé pour les travailleuses du sexe.

Siyan Yi, docteur en médecine et titulaire d’un doctorat, est professeur adjoint à l’Université Nationale de Singapour et directeur du KHANA Center for Population Health Research (Centre KHANA sur la recherche de la santé de la population) au Cambodge. Il travaille à l’amélioration de la santé des populations clés au Cambodge depuis plus de dix ans.

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